Faisons-nous toujours ce que Dieu nous demande ? À l’évidence, non. Le paradoxe est que plus l’effort à faire nous semble insignifiant, moins nous allons y prêter attention. L’aveugle de la piscine de Siloé avait toutes les raisons de douter du pouvoir de guérison de Jésus. Aveugle de naissance, comment un mélange de boue et de salive pouvait-il lui redonner la vue ? En acquiesçant, il est tellement transformé que ceux qui l’ont croisé ne le reconnaissent plus.
L’enjeu de ce carême est sans doute, pour tous les baptisés que nous sommes, de prendre au sérieux cette invitation du Christ : « Crois-tu au Fils de l’homme ?» et de répondre OUI, pour engager vraiment toute notre personne dans une aventure extraordinaire ayant pour visée la conversion du cœur et pour promesse la sainteté.
N’est-ce pas ce dont notre monde en souffrance a urgemment besoin ? De témoins qui, par l’éclat d’une vie transformée, redonnent joie et espérance autour d’eux ? Bonne nouvelle : les signes d’un réveil de la foi se multiplient autour de nous, témoignages concrets d’un Esprit vivant qui agit pour nous et avec nous. Soyons donc de ceux qui rendent compte des grâces et consolations reçues du Christ et souscrivons avec joie à l’exhortation de l’apôtre Paul : « Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts et le Christ t’illuminera. »
Jean-Christophe NORMAND, diacre