Au commencement du carême, une leçon nous est donnée, non pas seulement d’authenticité intérieure, mais de rencontre et ajoutons de joie profonde… car le propos de Jésus est de nous faire rencontrer le Père :

  • à travers l’aumône qui nous met en condition d’un certain délestage pour accueillir le prochain. Je puis être riche de ce que je reçois de l’autre,
  • à travers la prière qui est l’espace de l’intimité avec celui que je néglige dans le tumulte de la vie quotidienne. Il est temps de choisir le moment et les moyens nécessaires pour me tenir devant le Père,
  • à travers le jeûne qui exprime notre résolution de n’être prisonnier ni de notre consumérisme habituel, ni de toute espèce d’accumulation qui obstrue le chemin vers Dieu. L’homme ne peut vivre que s’il est humainement et socialement unifié : dans la rencontre de Dieu, dans son être intérieur et dans sa relation aux autres.

La liturgie de la Parole des dimanches successifs nous aidera à suivre pas à pas les étapes du catéchuménat, car c’est tout l’itinéraire biblique qui est proposé depuis la Création et la chute des premiers parents, en passant par Abraham, Moïse, les prophètes… et les signes posés par Jésus dans l’évangile de saint Jean notamment. Ne laissons pas passer la chance d’un renouveau !

 » Cela ne doit-il pas nous donner beaucoup à réfléchir que Jésus-Christ se soit préparé, sur les traces des prophètes, au désert et par le jeûne, à son service de la parole ? Cela ne signifie-t-il pas qu’un peu de désert, de recueillement dans la solitude et de renoncement corporel est nécessaire si un homme doit rencontrer Dieu ?  » (Joseph Ratzinger, Touché par l’invisible).

Bon et saint carême !

 

Père Richard ESCUDIER