Nous ne cesserons d’affirmer combien la foi chrétienne nous conduit à tenir des attitudes contraires ou paradoxales à l’esprit du monde. Dès le temps des premiers chrétiens, les défenseurs de la foi s’appuyaient sur une apologétique qui revendiquait la rationalité d’une religion prônant l’amour des autres comme chemin de vie et seule réponse à la violence et à la culture de la mort.

Dans les moments précisément où la vie est menacée sur les champs de bataille comme dans nos assemblées politiques, il est bon de méditer le sermon sur la montagne pour travailler toujours les mêmes questions :

–              Comment ma vie au sens large traduit-elle cet engagement préférentiel pour l’amour du prochain ?

–              Quelle est mon attention pour veiller à entretenir un cœur pur qui me garde en la présence de Dieu ?

–              Quelle attitude ai-je face aux persécutions et aux injustices dont je peux être témoin, voire victime ?

–              Comment est-ce que je choisis de répondre à ceux qui tournent en dérision notre pratique sacramentelle, notre assiduité à l’oraison ou encore la réaffirmation de notre espérance pour ce monde blessé ?

Si les fruits escomptés de notre méditation sont la joie et la paix du cœur, si nous savons dire comment nous vivons concrètement les béatitudes, heureux sommes-nous ! Car tel est ce que Jésus-Eucharistie désire pour chacun d’entre nous.

Jean-Christophe Normand