Jésus parle à ses disciples de chemin. Quand un Juif parle à d’autres Juifs de chemin, les résonnances sont nombreuses : être sur cette terre, vivre de l’Alliance avec Dieu, c’est être en chemin. L’histoire sainte se réfère au chemin primordial de la sortie d’Égypte, lorsque le Seigneur fit un chemin à travers la mer Rouge puis dans le désert. La Loi balise le chemin, Jean-Baptiste invite à préparer le chemin du Seigneur et d’aller à sa rencontre, Jésus fait de ses disciples des hommes en chemin. Chemin qui monte vers Jérusalem, chemin qui mène deux disciples à Emmaüs… Il est avec eux sur ce chemin qui mène au Père, il est ce chemin qui mène au Père.
Et nous voilà à notre tour invités à le suivre, invités à marcher sur ce chemin. Non pas une route ni une autoroute, mais plutôt un chemin de terre où l’on marche à pied, mettant un pied devant l’autre et recommençant, pas à pas, à pas d’homme car le chemin est mesuré par le corps, chemin de terre et non de fer, avec sa poussière et ses cailloux, avec sa chaleur et ses intempéries, chemin de croix et chemin de joie, chemin de vie, chemin de vérité qui conduit à la vie.
Marchons sur ce chemin !
Père Francis DE CHAIGNON, curé