Le thème de la lumière est universel et la Bible en fait elle-même un usage abondant. Le thème du sel est beaucoup plus original. Ils se complètent.

L’un et l’autre thèmes ont en commun d’opérer un déplacement : le sel disparaît au service des aliments qu’il assaisonne et du palais de ceux qui les consomment ; la lumière n’est pas faite pour être regardée, elle fait voir, elle est au profit de ceux qui voient toute chose grâce à elle.

Vivre de l’Évangile, c’est bon pour les disciples, indiscutablement, mais c’est bon aussi pour les autres, c’est bon pour le monde ! Vivre de l’Évangile, c’est conduire toute l’humanité à Dieu, le Père de Jésus-Christ, c’est faire revenir à sa source créatrice l’humanité sauvée et le monde restauré.

Telle est la mission du disciple, humble et immense, telle est sa responsabilité, dont nul ne peut se dispenser : « Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde ! » dit Jésus.

Un constat, une exigence et une grâce. Car rien de tout cela n’est possible sans Jésus.

 

Francis DE CHAIGNON, curé