Est-ce que nous nous rendons compte que Dieu nous offre un immense cadeau, celui de nous honorer d’une invitation ? Déjà dans une prophétie d’Isaïe, Dieu annonçait qu’il dressera « un festin sur sa montagne sainte », qu’il ôtera « la mort qui enveloppait les peuples ». Dieu veut entrer en communion avec les hommes.
D’où l’image de la noce : c’est une des plus belles images de l’Évangile. Jésus s’est d’ailleurs comparé à un époux qui apporte le bon vin… aux noces de Cana !
Essayons d’accueillir la messe du dimanche comme un mariage. Aujourd’hui, Dieu s’adresse encore à toute l’humanité, à tous ceux qui acceptent l’invitation de Jésus à son propre banquet, à son propre repas, l’eucharistie.
Est-ce qu’on peut rêver de meilleur signe de communion que le repas partagé avec Dieu qui dresse lui-même la table ?
Il y a deux mots dans l’évangile qui se ressemblent, invités, appelés, qui résument notre réponse à l’invitation que Dieu nous lance ; ces mots sont fabriqués sur la même racine en grec, le verbe kaleo qui signifie « appeler » à la racine également du mot « église ». L’Église sont ceux qui sont appelés. Si donc l’on suit l’évangile, être invité, appelé, c’est toujours répondre un appel…
Faisons-nous partie des invités qui acceptent volontiers ?
Ou bien rendons-nous grâce d’avoir été finalement appelés… alors que nous ne nous sentions pas invités ?
Sommes-nous heureux d’être appelés… au point d’être fidèles à cet appel ?
Père Richard ESCUDIER