La parabole des deux frères : l’un qui répond « oui » à l’appel du père d’aller travailler à la vigne, mais ne bouge pas, et l’autre, qui répond « non », mais finalement se récuse et y va.
Bien sûr, nous sommes souvent partagés entre ces deux attitudes. Bien-pensant, de bonne volonté, nous ne voulons pas heurter de front. Nous disons « oui » sans vérifier notre intention profonde, notre capacité à modifier notre agenda qui nous fournira alors des alibis. Notre prière « que ta volonté soit faite » devrait nous amener à rechercher davantage, à écouter dans notre cœur ce que nous demande le Père. Le « oui » donné trop rapidement peut être noyé dans notre suffisance : j’en ai déjà fait bien assez. Mon autre frère va bien s’en occuper !
Et puis aussi, nous nous trouvons dans l’autre situation : comme ce fils un peu rebelle, nous avons entendu cette demande du Père. Là aussi, nous jugeons que nous en avons fait suffisamment, ou bien que cette demande ne nous concerne pas. Mais le contexte, ou l’émotion de la situation nous touche. Peut-être aussi que la porte de notre cœur s’est entrouverte devant une situation extérieure. Et nous revenons sur notre premier refus. Ou bien nous nous découvrons en pleine détresse et crions alors « Seigneur, viens nous sauver ! » : une étape de notre conversion continue. Alors c’est là qu’une petite lumière du Royaume peut s’introduire dans notre cœur, et le remplir de joie.
En ce début d’année, demandons la grâce de vivre la demande « Que ta volonté soit faite » non pas seulement en paroles, mais aussi en actes, et de nous ouvrir le cœur à la joie du Royaume.
Bertrand CAVALIER, diacre