Anniversaires de mariage

En 2019, vous fêtez votre 1er anniversaire de mariage ? Votre 25e (noces d’argent) ou une dizaine ? Le dimanche 23 juin, à la messe de 10h30, nous bénirons tout spécialement les couples qui franchissent ces caps importants. Ce sera l’occasion de vous confier au Seigneur en toute simplicité, et de boire quelques bulles à la fin de la messe… N’hésitez pas à en parler autour de vous, et de signaler votre présence au secrétariat paroisse@saint-severin.com

– Au revoir père Geoffroy

Après cinq années passées à Saint-Séverin, le père Geoffroy de TALHOUËT est nommé responsable de la maison Saint-Bernard du séminaire de Paris. Nous pourrons lui dire au revoir le dimanche 16 juin au cours de la messe qu’il présidera à 10h30 et lors du repas de fête paroissiale qui suivra.

Dimanche 16 juin, fête paroissiale

  • 10h30 : messe
  • 11h30 : apéritif dans le cloître
  • 12h30-14h30 : déjeuner auquel chacun participe en apportant un plat à partager

A  déposer au secrétariat ou répondre par mail paroisse@saint-severin.com

 NOM : ………….………………………….. Prénom (s) : …………………………………………….

Nombre de participants : ………………………………

o Se porte volontaire pour l’organisation du repas

o salade                            o viande / charcuterie                    o dessert

Apportera au choix un plat pour 6 à 10 personnes :

5- Inscriptions au catéchisme

Si vous souhaitez inscrire vos enfants au catéchisme pour la rentrée avant de partir en vacances, vous pouvez venir au presbytère le mardi 18 juin à 16h45.

6- Horaires d’été au 39 et à Saint-Séverin

A noter. La dernière messe en semaine au « 39 » sera célébrée le vendredi 21 juin à 12h15, et la dernière messe du samedi soir sera le 22 juin à 18h. A Saint-Séverin, les horaires d’été commenceront le lundi 24 juin. Une seule messe à 12h15. Adoration le vendredi de 18h à 19h. Accueil le mardi et le jeudi de 17h à 18h45. Le dimanche messe à 10h30, 12h et 19h.

– Mieux servir les personnes en précarité dans le 5 e

Mieux se connaître pour mieux servir : le vicariat pour la solidarité organise une rencontre des paroisses, associations, congrégations impliquées dans le service des personnes en précarité dans le 5 e arrondissement. Rendez-vous à Saint-Jacques-du-Haut-Pas (252, rue Saint Jacques) le jeudi 27 juin à 20h30.

Projet de pèlerinage en 2020

En 2020, la paroisse Saint-Séverin – Saint-Nicolas partira en pèlerinage sur les pas de saint Séverin et de saint Nicolas ! Les projets sont en cours de construction. Mais si vous voulez mener l’enquête sur les destinations, sachez tout de même que le pèlerinage sur les pas de saint Nicolas durera cinq jours, la semaine après Pâques ; celui sur les pas de saint Séverin se fera sur la journée à la fin de l’année…

– Du changement dans l’air

La physionomie de l’équipe pastorale va quelque peu changer à la rentrée. Après cinq années passées à Saint-Séverin comme vicaire à la paroisse et adjoint pour la maison de séminaire, le père Geoffroy de TALHOUËT est nommé responsable de la Maison Saint-Bernard du séminaire de Paris, située rue des Bernardins. Par ailleurs, le père Vincent THIALLIER quitte la Maison Saint-Bernard où il résidait pour arriver à Saint-Séverin, comme vicaire et adjoint pour la Maison Saint-Séverin.
N’hésitez pas à les rencontrer pour qu’ils vous expliquent leurs nouvelles missions !

– Save the date

Après Pâques, tout s’enchaîne très vite. Voici quelques points de repère dans notre vie paroissiale jusqu’à la fin de l’année scolaire :

  • 16 juin : fête paroissiale à Saint-Séverin
  • 23 juin : anniversaires de mariage au cours de la messe de 10h30
  • 29 juin : ordinations à Saint-Sulpice

. Faire visiter Saint-Séverin

La nature a horreur du vide. Depuis l’incendie qui a frappé Notre-Dame, les visiteurs sont de plus en plus nombreux à Saint-Séverin. D’une part, les groupes de touristes qui arrivent en corps constitué avec leur guide : ceux-là… n’ont pas besoin de nous. En revanche, il y a également nombre de visiteurs individuels, francophones ou non, qui pourraient avoir besoin d’être accueillis et guidés. Actuellement, il n’y a plus de paroissien qui assure des visites de l’église. Si vous aimez Saint-Séverin, si vous avez à cœur de faire découvrir le patrimoine et la vie de notre communauté paroissiale, et par là, témoigner de votre foi, vous pouvez vous signaler par mail au secretariat : paroisse@saint-
severin.com

– Denier de l’Eglise

Le mois de juin : tout s’enchaîne ! Communions, baptêmes, retrouvailles familiales, fête paroissiale… On n’arrête pas. Au milieu du tourbillon, n’hésitez pas à prendre 3 minutes pour faire votre versement au denier de l’Eglise. Soit par chèque (à l’ordre de la Paroisse Saint-Séverin – Saint-Nicolas ADP), soit par internet, en sélectionnant paroisse Saint Séverin – Saint-Nicolas https://www.paris.catholique.fr/-
denier-de-l-eglise-.html. D’avance, merci !

– Prière des parents

Durant le carême, des parents ont pris l’initiative de se retrouver le jeudi matin à 8h35 à l’oratoire du 39 boulevard Saint Germain, après avoir déposé les enfants à l’école, pour faire une pause spirituelle et bien commencer la journée. Pour une fois, voilà une résolution qui ne s’arrête pas avec la fin du carême : nous continuons de nous retrouver un jeudi sur deux : 23 mai, 6 et 20 juin. A bientôt !

– Travaux dans l’église

Vous aurez certainement remarqué la semaine dernière un échafaudage à l’intérieur de l’église. Il s’agissait d’une étude préparatoire à la restauration de la chapelle Sainte Geneviève, lancée grâce à la générosité d’un mécène. En regardant attentivement les éléments peints (décors et fresques), vous remarquerez quelques taches de propre au milieu d’une épaisse couche de crasse : ce sont les essais de techniques de nettoyage. A suivre dans les prochains mois…

De plus, le sol de la chapelle Saint Vincent de Paul est impressionnant, puisqu’il a disparu ! Suite à la formation d’un trou dangereux, la Ville de Paris a décidé de financer la réfection complète du parquet. Quelques semaines de chantier en perspective.
Enfin, depuis quelques semaines déjà, un nouveau cycle de gravures du Miserere de Rouault est exposé dans la chapelle Mansart. Son thème : les femmes dans le Miserere. Là encore, c’est la Ville de Paris qui assure le suivi et l’entretien de ces œuvres.

– 10ème anniversaire Hiver Solidaire à Saint-Séverin

Nous avons accueilli six amis de la rue du 4 janvier au 12 mars. Six hommes : Férenc, Frédéric, Laurent, Michaël, Mohamed et Régis.
Pour cheminer avec eux une équipe de 90 bénévoles : équipe très rajeunie cette année. Joie pour tous d’être ensemble ! Pourtant ces 2 mois la vie fût… la vie ! Avec ses rires, ses épreuves, ses tensions, ses réconciliations. De belles soirées : l’une au théâtre Clavel avec Katrin’, notre Cello Woman, une autre autour du film le sacrement de la tendresse : Jean Vanier ; ou encore deux soirées cinéma au presbytère, et une soirée foot bien sûr ! Une soirée « Grand débat ». Un très beau moment lors de la soirée festive où chacun est gâté pour son anniversaire : un temps fort de communion entre tous. Et puis une lumineuse journée à Etretat : quitter Paris, retrouver la mer, beau cadeau !
Qu’en est-il aujourd’hui pour nos amis ? Mohamed et Régis sont maintenant logés par l’Association Partage Amitié (APA). Nos quatre autres amis ont retrouvé la rue. Nous restons en relation avec eux et leurs situations sont suivies par un travailleur social. Merci à vous tous qui les portez dans votre prière, qui avez manifesté une très grande générosité pour la confection des repas, une grande générosité financière. Merci de votre bienveillance, de votre présence.
Rendons grâce au Seigneur qui nous permet de réaliser cet accueil de nos frères.
Merci Seigneur d’ouvrir ainsi nos cœurs !

Gaudete et exsultate

En mars dernier, le pape François a écrit une exhortation apostolique, Gaudete et exsultate, sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel. Son commentaire des béatitudes nous accompagnera dans les semaines à venir.
« Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux ». (…)

67. L’Évangile nous invite à reconnaître la vérité de notre cœur, pour savoir où nous plaçons la sécurité de notre vie. En général, le riche se sent en sécurité avec ses richesses, et il croit que lorsqu’elles sont menacées, tout le sens de sa vie sur terre s’effondre. Jésus lui-même nous l’a dit dans la parabole du riche insensé, en parlant de cet homme confiant qui, comme un insensé, ne pensait pas qu’il pourrait mourir le jour
même (cf. Lc 12, 16-21).

68. Les richesses ne te garantissent rien. Qui plus est, quand le cœur se sent riche, il est tellement satisfait de lui-même qu’il n’y a plus de place pour la Parole de Dieu, pour aimer les frères ni pour jouir des choses les plus importantes de la vie. Il se prive ainsi de plus grands biens. C’est pourquoi Jésus déclare heureux les pauvres en esprit, ceux qui ont le cœur pauvre, où le Seigneur peut entrer avec sa nouveauté constante.

69. Cette pauvreté d’esprit est étroitement liée à la “sainte indifférence” que saint Ignace de Loyola proposait, et par laquelle nous atteignons une merveilleuse liberté intérieure : « Pour cela il est nécessaire de nous rendre indifférents à toutes les choses créées, en tout ce qui est laissé à la liberté de notre libre-arbitre et qui ne lui est pas défendu ; de telle manière que nous ne voulions pas, pour notre part, davantage la
santé que la maladie, la richesse que la pauvreté, l’honneur que le déshonneur, une vie longue qu’une vie courte et ainsi de suite pour tout le reste ».

70. Luc ne parle pas d’une pauvreté en “esprit” mais d’être “pauvre” tout court (cf. Lc 6, 20), et ainsi il nous invite également à une existence austère et dépouillée. De cette façon, il nous appelle à partager la vie des plus pauvres, la vie que les Apôtres ont menée, et en définitive à nous configurer à Jésus qui, étant riche, « s’est fait pauvre » (2 Co 8, 9). Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !

« Heureux les doux, car ils possèderont la terre ».

71. C’est une expression forte, dans ce monde qui depuis le commencement est un lieu d’inimitié, où l’on se dispute partout, où, de tous côtés, il y a de la haine, où constamment nous classons les autres en fonction de leurs idées, de leurs mœurs, voire de leur manière
de parler ou de s’habiller. En définitive, c’est le règne de l’orgueil et de la vanité, où chacun croit avoir le droit de s’élever au-dessus des autres. Néanmoins, bien que cela semble impossible, Jésus propose un autre style : la douceur. C’est cequ’il pratiquait avec ses propres disciples et c’est ce que nous voyons au moment de son entrée à Jérusalem : « Voici que ton Roi vient à toi ; modeste, il monte une ânesse » (Mt 21, 5 ; cf. Zc 9, 9).

72. Jésus a dit : « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes » (Mt 11, 29). Si nous vivons tendus, prétentieux face aux autres, nous finissons par être fatigués et épuisés. Mais si nous regardons leurs limites et leurs défauts avec tendresse et douceur, sans nous sentir meilleurs qu’eux, nous pouvons les aider et nous évitons d’user nos énergies en lamentations inutiles. Pour sainte Thérèse de Lisieux, « la charité parfaite consiste à supporter les défauts des autres, à ne point s’étonner de leurs faiblesses ».

73. Paul mentionne la douceur comme un fruit de l’Esprit Saint (cf. Ga 5, 23). Il propose que, si nous sommes parfois préoccupés par les mauvaises actions du frère, nous nous approchions pour le corriger, mais « avec un esprit de douceur » (Ga 6, 1), et il rappelle :
« Tu pourrais bien toi aussi être tenté » (ibid.). Même lorsque l’on défend sa foi et ses convictions, il faut le faire « avec douceur » (1 P 3, 16), y compris avec les adversaires qui doivent être traités « avec douceur » (2 Tm 2, 25). Dans l’Église, bien des fois nous nous
sommes trompés pour ne pas avoir accueilli cette requête de la Parole de Dieu.

74. La douceur est une autre expression de la pauvreté intérieure de celui qui place sa confiance seulement en Dieu. En effet, dans la Bible on utilise habituellement le même mot anawin pour désigner les pauvres et les doux. Quelqu’un pourrait objecter : “Si je suis trop doux, on pensera que je suis stupide, que je suis idiot ou faible”. C’est peut-être le cas, mais laissons les autres penser cela. Il vaut mieux toujours être doux, et nos plus grands désirs s’accompliront : les doux « possèderont la terre », autrement dit, ils verront accomplies, dans leurs vies, les promesses de Dieu. En effet, les doux, indépendamment des circonstances, espèrent dans le Seigneur, et les humbles possèderont la terre et
jouiront d’une grande paix (cf. Ps 37, 9.11). En même temps, le Seigneur leur fait confiance : « Celui sur qui je porte les yeux, c’est le pauvre et l’humilié, celui qui tremble à ma parole » (Is 66, 2).
Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté !

« Heureux les affamés et les assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés »

77. ‘‘Avoir faim et soif’’ sont des expériences très intenses, parce qu’elles répondent à des besoins vitaux et sont liées à l’instinct de survie. Il y a des gens qui avec cette même intensité aspirent à la justice et la recherchent avec un désir vraiment ardent. Jésus dit qu’ils seront rassasiés, puisque, tôt ou tard, la justice devient réalité, et nous, nous pouvons contribuer à ce que ce soit possible, même si nous ne voyons pas
toujours les résultats de cet engagement.

78. Mais la justice que Jésus propose n’est pas comme celle que le monde recherche ; une justice tant de fois entachée par des intérêts mesquins, manipulée d’un côté ou de l’autre. La réalité nous montre combien il est facile d’entrer dans les bandes organisées de la corruption, de participer à cette politique quotidienne du “donnant-donnant”, où tout est affaire. Et que de personnes souffrent d’injustices, combien sont contraintes à observer, impuissantes, comment les autres se relaient pour se partager le gâteau de la vie. Certains renoncent à lutter pour la vraie justice et choisissent de monter dans le train du vainqueur. Cela n’a rien à voir avec la faim et la soif de justice dont Jésus fait l’éloge.

79. Une telle justice commence à devenir réalité dans la vie de chacun lorsque l’on est juste dans ses propres décisions, et elle se manifeste ensuite, quand on recherche la justice pour les pauvres et les faibles. Il est vrai que le mot “justice” peut être synonyme de fidélité à la volonté de Dieu par toute notre vie, mais si nous lui donnons un sens très général, nous oublions qu’elle se révèle en particulier dans la justice envers les désemparés : « Recherchez le droit, redressez le violent ! Faites droit à l’orphelin, plaidez pour la veuve ! » (Is 1, 17).
Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté !

« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ».

80. La miséricorde a deux aspects : elle consiste à donner, à aider, à servir les autres, et aussi à pardonner, à comprendre. Matthieu le résume dans une règle d’or : « Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux » (7, 12). Le Catéchisme nous rappelle que cette loi doit être appliquée « dans tous les cas », spécialement quand quelqu’un « est quelquefois affronté à des situations qui rendent le jugement moral moins assuré et la décision difficile ».

81. Donner et pardonner, c’est essayer de reproduire dans nos vies un petit reflet de la perfection de Dieu qui donne et pardonne en surabondance. C’est pourquoi, dans l’évangile de Luc, nous n’entendons plus le « soyez parfaits » (Mt 5, 48) mais : « Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis. Donnez et l’on vous donnera » (6, 36-38). Et puis Luc ajoute quelque chose que nous ne devrions pas ignorer : « De la mesure dont vous mesurez on mesurera pour vous en retour » (6, 38). La mesure que nous utilisons pour comprendre et pour pardonner nous sera appliquée pour nous pardonner. La mesure que nous appliquons pour donner, nous sera appliquée au ciel pour nous récompenser. Nous n’avons pas intérêt à l’oublier.

82. Jésus ne dit pas : “Heureux ceux qui planifient la vengeance”, mais il appelle heureux ceux qui pardonnent et qui le font « jusqu’à soixante-dix-sept fois » (Mt 18, 22). Il faut savoir que tous, nous constituons une armée de gens pardonnés. Nous tous, nous avons bénéficié de la compassion divine. Si nous nous approchons sincèrement du Seigneur et si nous tendons l’oreille, nous entendrons parfois probablement ce
reproche : « Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? » (Mt 18, 33).

Regarder et agir avec miséricorde, c’est cela la sainteté !

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ».

83. Cette béatitude concerne les personnes qui ont un cœur simple, pur, sans souillure, car un cœur qui sait aimer ne laisse pas entrer dans sa vie ce qui porte atteinte à cet amour, ce qui le fragilise ou ce qui le met en danger. Dans la Bible, le cœur, ce sont nos intentions véritables, ce que nous cherchons vraiment et que nous désirons, au-delà de ce que nous laissons transparaître : « Car ils [les hommes] ne voient que les
yeux, mais le Seigneur voit le cœur » (1 S 16, 7). Il cherche à parler à notre cœur (Os 2, 16) et il désire y écrire sa Loi (Jr. 31, 33). En définitive, il veut nous donner un cœur nouveau (Ez 36, 26).

84. Plus que sur toute chose, il faut veiller sur le cœur (Pr 4, 23). S’il n’est en rien souillé par le mensonge, ce cœur a une valeur réelle pour le Seigneur. Il « fuit la fourberie, il se retire devant des pensées sans intelligence » (Sg 1, 5). Le Père, qui « voit dans le secret » (Mt 6, 6), reconnaît ce qui n’est pas pur, autrement dit, ce qui n’est pas sincère, mais qui est seulement une coquille et une apparence, tout comme le Fils sait « ce qu’il y [a] dans l’homme » (Jn 2, 25).

85. Il est vrai qu’il n’y a pas d’amour sans des œuvres d’amour, mais cette béatitude nous rappelle que le Seigneur demande un don de soi au frère qui vienne du cœur, puisque « quand je distribuerais tous mes biens en aumône, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien » (1 Co 13, 3). Dans l’Évangile selon Matthieu, nous voyons aussi que ce qui procède du cœur, c’est cela qui
souille l’homme (15, 18), car de là proviennent, entre autres, les crimes, le vol, les faux témoignages. (Mt 15, 19). Les désirs et les décisions les plus profonds, qui nous guident réellement, trouvent leur origine dans les intentions du cœur.

86. Quand le cœur aime Dieu et le prochain (Mt 22, 36-40), quand telle est son intention véritable et non pas de vaines paroles, alors ce cœur est pur et il peut voir Dieu. Saint Paul, dans son hymne à la charité, rappelle que « nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme » (1 Co 13, 12), mais dans la mesure où règne l’amour vrai, nous serons capables de voir « face à face ». Jésus promet que ceux qui ont un cœur pur
‘‘verront Dieu’’.

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ».

87. Cette béatitude nous fait penser aux nombreuses situations de guerre qui se répètent. En ce qui nous concerne, il est fréquent que nous soyons des instigateurs de conflits ou au moins des causes de malentendus. Par exemple, quand j’entends quelque chose de quelqu’un, que je vais voir une autre personne et que je le lui répète ; et que j’en fais même une deuxième version un peu plus étoffée et que je la propage. Et
si je réussis à faire plus de mal, il semble que cela me donne davantage de satisfaction. Le monde des ragots, fait de gens qui s’emploient à critiquer et à détruire, ne construit pas la paix. Ces gens sont au contraire des ennemis de la paix et aucunement bienheureux.

88. Les pacifiques sont source de paix, ils bâtissent la paix et l’amitié sociales. À ceux qui s’efforcent de semer la paix en tous lieux, Jésus a fait une merveilleuse promesse : « Ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9). Il a demandé à ses disciples de dire en entrant dans une maison : « Paix à cette maison ! » (Lc 10, 5). La Parole de Dieu exhorte chaque croyant à rechercher la paix ‘‘en union avec tous’’ (cf. 2 Tm 2, 22), car
« un fruit de justice est semé dans la paix pour ceux qui produisent la paix » (Jc 3, 18). Et si parfois, dans notre communauté, nous avons des doutes quant à ce que nous devons faire, « poursuivons donc ce qui favorise la paix » (Rm 14, 19), parce que l’unité est supérieure au conflit.

89. Il n’est pas facile de bâtir cette paix évangélique qui n’exclut personne mais qui inclut également ceux qui sont un peu étranges, les personnes difficiles et compliquées, ceux qui réclament de l’attention, ceux qui sont différents, ceux qui sont malmenés par la vie, ceux qui ont d’autres intérêts. C’est dur et cela requiert une grande ouverture d’esprit et de cœur, parce qu’il ne s’agit pas d’« un consensus de bureau ou d’une paix éphémère, pour une minorité heureuse » ni d’un projet « de quelques-uns destiné à quelques-uns ». Il ne s’agit pas non plus d’ignorer ou de dissimuler les conflits, mais « d’accepter de supporter le conflit, de le résoudre et de le transformer en un maillon d’un nouveau processus ». Il s’agit d’être des artisans de paix, parce que bâtir la paix est un art qui exige sérénité, créativité, sensibilité et dextérité.

« Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des cieux est à eux ».

90. Jésus lui-même souligne que ce chemin va à contrecourant, au point de nous transformer en sujets qui interpellent la société par leur vie, en personnes qui dérangent. Jésus rappelle combien de personnes sont persécutées et ont été persécutées simplement pour avoir lutté pour la justice, pour avoir vécu leurs engagements envers Dieu et envers les autres. Si nous ne voulons pas sombrer dans une obscure médiocrité, ne recherchons pas une vie confortable, car « qui veut […] sauver sa vie la perdra » (Mt 16, 25).

91. Pour vivre l’Évangile, on ne peut pas s’attendre à ce que tout autour de nous soit favorable, parce que souvent les ambitions du pouvoir et les intérêts mondains jouent contre nous. Saint Jean-Paul II disait qu’« une société est aliénée quand, dans les formes de son organisation sociale, de la production et de la consommation, elle rend plus difficile la réalisation [du] don [de soi] et la constitution de [la] solidarité entre hommes ». Dans une telle société aliénée, prise dans un enchevêtrement politique, médiatique, économique, culturel et même religieux qui empêche un authentique développement humain et social, il devient difficile de vivre les béatitudes, et cela est même mal vu, suspecté, ridiculisé.

92. La croix, en particulier les peines et les souffrances que nous supportons pour suivre le commandement de l’amour et le chemin de la justice, est une source de maturation et de sanctification. Rappelons-nous que, lorsque le Nouveau Testament parle des souffrances
qu’il faut supporter pour l’Évangile, il se réfère précisément aux persécutions (cf. Ac 5, 41 ; Ph 1, 29 ; Col 1, 24 ; 2 Tm1, 12 ; 1 P 2, 20 ; 4, 14-16 ; Ap 2, 10).

93. Mais nous parlons des persécutions inévitables, non pas de celles que nous pouvons causer nous-mêmes par une mauvaise façon de traiter les autres. Un saint n’est pas quelqu’un de bizarre, de distant, qui se rend insupportable par sa vanité, sa négativité et ses rancœurs. Les Apôtres du Christ n’étaient pas ainsi. Le livre des Actes rapporte avec insistance que ceux-ci jouissaient de la sympathie « de tout le peuple » (2, 47 ; cf. 4, 21.33 ; 5, 13), tandis que certaines autorités les harcelaient et les persécutaient (cf. 4, 1-3 ; 5, 17-18).

94. Les persécutions ne sont pas une réalité du passé, parce qu’aujourd’hui également, nous en subissons, que ce soit d’une manière sanglante, comme tant de martyrs contemporains, ou d’une façon plus subtile, à travers des calomnies et des mensonges. Jésus dit d’être heureux quand « on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie » (Mt 5, 11). D’autres fois, il s’agit de moqueries qui cherchent à défigurer notre foi et à nous faire passer pour des êtres ridicules.

Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté !

– Retour sur l’hommage à Michel CHAPUIS

Ces deux derniers samedis, deux grandes rencontres ont été organisées par l’association Plein-Jeu à Saint-Séverin pour rendre hommage à Michel CHAPUIS, organiste de grand renom qui a été le concepteur de la reconstruction de l’orgue dans les années 60, et qui a œuvré à la mise en œuvre d’un renouveau du chant liturgique dans la dynamique du concile Vatican II.

Le samedi 12 janvier, a eu lieu une table ronde regroupant Elisabeth GUENELEY, Michel BOUVARD, Michel ALABAU et le père Guillaume NORMAND, évoquant la personnalité de Michel CHAPUIS et sa contribution à la liturgie. Après l’échange d’idées, nous avons chanté ! Près d’une centaine de personnes étaient alors rassemblées dans l’église, pour un concert d’un genre un peu particulier. En suivant le fil de l’année liturgique, nous avons chanté quelques « hits » du répertoire de Saint-Séverin, après avoir écouté les sources musicales qui ont inspiré ces compositions. Par exemple, le chant « En toi Seigneur est notre vie » est inspiré d’une hymne grégorienne, Aeterne Rex, extraite de l’office propre de Saint-Séverin. Ou encore, le chant « Gloire à Dieu par Jésus Christ » est une adaptation du Lauda Sion du compositeur espagnol Francisco CORREA DE ARAUXO (XVII e siècle). Après la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, on peut aussi souligner que « A toi Seigneur soit notre chant » est une adaptation du choral luthérien Allein Gott in der Höh sei Ehr ; « Oh que c’est chose belle » est emprunté au Psautier de Genève. Comme dans beaucoup de domaines, (re)découvrir les sources de ce que nous chantons permet d’en goûter plus intensément la saveur. Faites l’essai, essayez de trouver les références précédentes sur internet ! Soit dit en passant, il existe une page facebook pour « le grand orgue de Saint-Séverin »…

Samedi 19 janvier, ce sont deux cents personnes qui sont venues assister à la grande audition partagée avec des amis, collègues et anciens élèves de Michel CHAPUIS. A la tribune se sont relayés une vingtaine d’organistes pour un mémorable concert et de sympathiques retrouvailles. Et comme souvent à Saint-Séverin, le tout fut agrémenté d’un vin chaud servi par les scouts et guides de la paroisse.

On dit que la musique adoucit les mœurs… Elle a aussi la capacité de pouvoir exprimer et faire ressentir ce qui n’est pas immédiatement exprimable dans un autre langage !

– A l’écoute de la Parole

Nouvelle année… nouvelle proposition ! « A l’écoute de la Parole », ce sont quatre rencontres pour prendre le temps de laisser résonner la Parole de Dieu en soi, la questionner et se laisser questionner par elle, pour l’accueillir comme Parole vivante et vivifiante.
Les 4 jeudis : 10 janvier, 21 février, 9 mai et 20 juin, à 20h au presbytère.
Pour plus d’information, contacter Ariane : 06 71 83 93 84

– Prier pour les défunts

Dans quelques jours, nous aurons peut-être l’occasion d’aller prier sur la tombe de nos chers défunts. Voici quelques prières que l’on peut dire au cimetière ou chez soi, en confiant au Seigneur ceux qui sont partis le rejoindre et nous qui sommes encore sur cette terre. Le vendredi 2 novembre, la messe de 19h sera célébrée à l’intention de tous les défunts dont les funérailles ont eu lieu à Saint-Séverin cette année.

« Père, toi qui es tout-puissant et que l’on dit bon, pourquoi as-tu permis ce malheur et cette souffrance ? Aide-nous à comprendre ce qui nous arrive. Aide-nous à croire que tu nous aimes malgré tout.
Tu nous dis que la nuit conduit au jour, que l’amour est plus fort que le mal et que la vie peut surgir de la mort ; comme il est difficile aujourd’hui de croire cela !
Augmente notre foi en Jésus, ressuscité des morts. Que ta puissance vienne au secours de notre faiblesse et nous garde debout dans l’espérance ».

« Vierge Sainte,
au milieu de vos jours glorieux, n’oubliez pas les tristesses de la terre.
Jetez un regard de bonté sur ceux qui sont dans la souffrance, qui luttent contre les difficultés et qui ne cessent de tremper leurs lèvres
aux amertumes de cette vie.
Ayez pitié de ceux qui s’aimaient et qui sont séparés !
Ayez pitié de l’isolement du cœur !
Ayez pitié de notre foi !
Ayez pitié des objets de notre tendresse !
Ayez pitié de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent !
Donnez à tous l’espérance et la paix ».

– Prière pour les vocations

A l’occasion du synode pour les jeunes et les vocations, la paroisse commence une grande chaîne de prière. Chaque semaine, à la fin de la messe, une « maison » reçoit une boîte avec une statue de la Vierge Marie (accompagnée d’une bougie, d’un livret de prière et de chants) avec la mission de prier pour les vocations pendant une semaine. La boîte est rapportée la semaine suivante à la messe et est remise à une autre « maison ». La présence des séminaristes à Saint-Séverin nous rappelle l’urgence de l’invitation du Seigneur à prier le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Alors, à vos marques, prêts… prions !

– Mélopées blues

Depuis de longs mois, on annonçait la fermeture du Centre de Rétention Administratif sous le Palais, ce qui a été réalisé en avril 2018. Les 19 bénévoles de Mélopée du Monde intervenaient dans ce monde carcéral autour des activités manuelles et créatrices et des activités physiques dans la cour pour tenter de les sortir un peu de l’enfermement.
Nous étions dans l’écoute, parfois des mots, souvent des regards. Comme nous aimions prendre soin de ces femmes avec de la manucure, elles qui travaillaient dans des ateliers clandestins, dormaient chez des marchands de sommeil, et envoyaient leurs maigres gains aux familles du village qui avaient cotisé pour payer les passeurs.
Certaines bénévoles de Mélopée souhaitent continuer dans le milieu carcéral, peut-être après la réouverture de la prison de la Santé.
Quelques témoignages :
Marie-Dominique : Voici ce qui m’a vraiment surprise : lors de travaux manuels de couture avec des chinoises et des africaines, j’ai été très touchée de voir la gentillesse d’une chinoise offrant l’objet qu’elle venait de terminer avec dextérité à sa voisine africaine qui avait beaucoup de difficultés à faire le sien.
France : Quelques impressions après plusieurs années au CRA : beaucoup de visages de femmes de nationalités, de culture, de religions si diverses !
Martine : Ce que je retiens ? Ce qui m’a touchée ? Peut-être les gestes de solidarité : un téléphone prêté, une nourriture prise ensemble, un essai de traduction pour une autre, une joie comme une souffrance partagée, cette solidarité au-delà de toutes les différences !

– Œuvres des Vocations

En 2017-2018, les 8 diocèses d’Ile-de-France comptent plus de 200 séminaristes. La prise en charge financière de leur formation (pension, frais d’études, sécurité sociale, pèlerinages, retraites) et la sensibilisation des jeunes à la question de la vocation sacerdotale et religieuse est intégralement assumée par les dons des chrétiens. La quête du dimanche 6 mai sera faite pour les séminaires.

AU NOM DES SÉMINARISTES : MERCI !

Envoyez vos dons à l’Œuvre des Vocations, 15 rue des Ursins, 75004 Paris
ou faites un don en ligne sur le site www.mavocation.org

– La liturgie des heures à Saint-Séverin

La vie chrétienne est marquée par la sanctification du temps. Qu’est-ce que cela signifie ? Les Apôtres ont hérité de la tradition juive, selon laquelle la communauté se rassemble pour prier ensemble avec les psaumes, à plusieurs moments de la journée. C’est ainsi que les moines chantent ensemble l’office plusieurs fois par jour, que les religieux, les prêtres disent le « bréviaire ». C’est aussi ce que vous pouvez vivre à la maison en vous retrouvant le matin ou le soir pour une prière familiale.

En période scolaire ; à Saint-Séverin, nous chantons l’office du matin, les laudes, à 7h30 à la chapelle Mansart, du lundi au samedi, et le dimanche à 10h, avec les séminaristes (entrée par le cloître). Et pour entrer dans le dimanche, il y a les vêpres solennelles le samedi soir à 18h.

– Prière à la sainte famille

Jésus, Marie et Joseph, en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai, en toute confiance nous nous adressons à vous. Sainte Famille de Nazareth, fais aussi de nos familles un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile et de petites Églises domestiques. Sainte Famille de Nazareth, que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement et de division ; que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri. Sainte Famille de Nazareth, fais prendre conscience à tous du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté dans le projet de Dieu. Jésus, Marie et Joseph, Écoutez, exaucez notre prière. Amen !

– Accompagnement scolaire

L’accompagnement scolaire organisé par l’EnAP (Entraide, Amitié, Partage) aura lieu cette année, tous les mardis de 17h à 19h au presbytère.

– Prier avec saint François d’Assise

Voici une petite suggestion pour nourrir votre prière personnelle et familiale : faire une neuvaine à saint François. Neuf jours pour prier avec lui, avec le cantique des créatures à partir du lundi 25 septembre, pour aboutir à sa fête, le mercredi 4 octobre.

Très haut, tout puissant et bon Seigneur, à toi louange, gloire, honneur, et toute bénédiction ; à toi seul ils conviennent, ô Très-Haut, et nul homme n’est digne de te nommer.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil. par qui tu nous donnes le jour, la lumière : il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles : dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent, et pour l’air et pour les nuages, pour l’azur calme et tous les temps : grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau. qui est très utile et très humble, précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi ; qui supportent épreuves et maladies : heureux s’ils conservent la paix car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ; heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté, car la seconde mort ne pourra leur nuire.

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité !

– Recevoir la Sev’ par email

Le secrétariat a rencontré quelques déboires informatiques ces dernières semaines, et les abonnés de la Sev’ par internet ne l’ont plus reçue. Nous sommes en train de reconstituer les fichiers : vous pouvez vous inscrire sur la liste de diffusion en envoyant un mail à l’adresse suivante : paroisse@saint-severin.com

– Garderie et liturgie de la Parole pour les enfants

A Saint-Séverin, les enfants sont les bienvenus ! Lors de la messe de 10h30, vous les voyez souvent partir avant la première lecture et revenir en procession pour l’offertoire. Ils sont partis à la chapelle Mansart pour se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, accompagnés par un adulte, ce qui leur permet de vivre la messe d’une manière plus adaptée à leur âge. Nous faisons aussi en sorte d’ouvrir une garderie à la sacristie, pour que les plus petits puissent bouger sans que leurs parents en soient stressés !
Nous avons besoin de parents pour assurer ce service à tour de rôle : plus vous êtes nombreux à vous y inscrire, plus c’est léger pour chacun. Contact : Marie BERTIN famille.bertin65@gmail.com

– Les « grandes Ô »

Une fois n’est pas coutume, un peu d’enseignement liturgique dans la Sev’. Connaissez-vous les « grandes Ô » ? Ce sont les antiennes que l’on chante pour le Magnificat, au cours des vêpres, à partir du 17 décembre. On les retrouve aussi dans les versets de l’Alléluia de la messe du jour correspondant. Elles reprennent des titres de l’Ancien Testament que la tradition chrétienne relit à la lumière du Christ : Sapientia (Sagesse), Adonaï (Seigneur, cf. Ex 3,1-15), Radix Jesse (Racine de Jessé, cf Is 11,1), Clavis David (Clé de David, cf. Is 22,22), Oriens (Orient, Soleil levant), Rex gentium (Roi des nations) et Emmanuel (cf. Is 7,14). Prenez la première lettre de chaque invocation, inversez le tout, vous lirez : ERO CRAS (demain, je serai là). « Ô » : c’est une invocation, c’est un émerveillement. Ces antiennes sont autant de méditations sur l’Ancien Testament qui annonce et attend le Messie d’Israël. « Demain, je serai là » : elles aboutissent au jour où nous célébrons la venue du Verbe fait chair, dont nous attendons aussi la venue dans la gloire. Ces antiennes peuvent nourrir notre prière (après traduction…) dans les jours à venir. Pour plus de précisions, vous pouvez consulter l’article « grandes antiennes Ô de l’Avent » sur Wikipédia, très documentée.